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Tome second.
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8o HISTOIRE

posée, les mouvemens en ligne droite font une nature plussimple. Képler avoir entrevu cette vérité par une métaphysiqueprofonde ; Galilée la démontra par le principe de la compo-sition du mouvement. Un corps poulie par deux forces dansdeux directions différentes, fuit une direction intermédiaire:si les deux directions font les côtés d’un quarté, il parcourt ladiagonale. Or une courbe pouvant être considérée à la maniéréd’Archimede, comme la réunion d’une infinité de petites lignesdroites , on voit que chaque pas dans une courbe doit êtrefait en vertu de deux forces qui ont des directions différentes.Cette vérité de théorie est confirmée par l’expérience ; elleconduisit Galilée aux principes de la ballistique Sc de l’artil-lerie. Une bombe en tombant ne fuit une courbe que parcequelle obéit en même te ms à deux forces, l’impulsion de lapoudre qui la lance , & son poids qui la sollicite à descendre.Les bombes , les fusées volantes , tous les corps jetés obli-quement , nous ont révélé, nous ont mis fous les yeux lamaniéré dont la nature opene les mouvemens curvilignes. Lesmouvemens circulaires íont dans la même claffe, ils naissentdes mêmes moyens. L'antiquké a donc perdu son tems avecla loi primordiale des mouvemens circulaires ; Képler a donceu raison de ne la point admettre. Tout mouvement s’exécuteen ligne droite, ëc une fuite de petites lignes droites successi-vement inclinées les unes aux autres, nous offre l’apparenced’une coupe régulière, à nous qui n’avons que les yeux del’efprit pour appercevoir les détails des choses Sc les pas de lanature.

III.

La chute accélérée des corps étoit un phénomène dignedes méditations de Galilée. Ces corps tombent parce qu’ils

sont