DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 79
les esprits ; on croyoit pouvoir se passer des faits comme ilss’en étoient passés. Le premier moyen du génie est l’art desexpériences; c’est par elle qu’il amene les objets à fa portée >pour les pénétrer de son regard.
§- I I.
Galilée, fils de Vincent Galilée, né à Pise en 1564»étoit le génie qu’attendoit la science du mouvement : il enposa les fondemens , les premieres vérités ; & fi New ton estle créateur d’une théorie sublime, nous ne devons pas oublier»en considérant ce grand édifice, que la premiere pierre futplacée par Galilée ; Képler Sc Galilée furent ses précurseurs. SiNewton les eût précédés, il auroit été obligé de commencerpar ce qu’iîs ont fait, Sc il n’eut pas été jusqu’au terme où nousPavons vu, puisque les grandes forces font limitées comme lespetites.
Destructeur des anciennes erreurs , qui fondoient le savoirdes mécaniciens de son tems, destiné à se faire des ennemispar des vérités, Galilée souleva les partisans d’Ariftote. Hbannit la distinction ridicule des corps peíans Sc des corpslegers ; il fit voir par une expérience faite en grand Sc en pu-blic , que les corps de pesanteur inégale tomboient de la mêmehauteur, avec la même vitesse , Sc à peu près dans le mêmetems, abstraction faite de la résistance de f air.. II bannit ég»lement la distinction des mouvemens nature/s St vio-lens , désmouvemens rectilignes Sc circulaires. Tout ce que l’observatiortprésente est naturel. La nature est le seul agent de l’Être su-tprême ; elle est souveraine maîtresse Sc ne souffre point deviolence : mais elle se varie à l'infini ; elle n’est la même, Sctoujours simple, que pour qui fait voir ses principes à traversses produits. Les mouvemens circulaires font une nature co