DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 87
balança point à reconnoître la nature terrestre dans la lune (a).II jugea que ces traits lumineux fur le fond obscur, ces pointsbrillans , qui s’éloignent hors du terme de la lumière pré-cédent ion arrivée, font des sommets de montagnes éclairéesavant les plaines. II jugea que les parties unies, mais lumineuses,étoient les plaines du fol, les parties obscures les plaines deseaux. L’apparence extérieure de la lune est donc semblable àcelle de la terre ; Galilée pensa même quelle pouvoit avoirune atmosphère (b). Mais il vit de ses yeux, il put démontrerce que les anciens avoient seulement soupçonné, que les astreserrans de la nuit, les globes lumineux font auíli lourds, aulstmatériels que celui qui nous porte , êc qu’ils nous rendencl’office que nous leur rendons (c) de nous éclairer pendant l’ab-sence du soleil, qui est la source commune de la lumière,Galilée ne se borna pas à ces considérations philosophiques jil mesura ou estima la distance des points lumineux vus furla lune au cercle qui termine ía portion éclairée, & il en tirala méthode de déterminer la hauteur des montagnes lunaires.Selon lui cette hauteur surpastoic une de nos lieues ; d’où ilrésulte que la lune a des inégalités plus grandes que notreglobe, relativement à fa petitesse (d)
§. VIII.
Gaulée , en tournant son télescope vers les étoiles fixes ,fut bien étonné de ne pas voir ces astres aggrandis comme ilavoit vu la lune. Le philosophe sut trompé ; il avoit cru vrai-semblablement y appercevoir de^ détails qui éclairciroient leurnature ; mais il n’y vit rien de plus que des points brillans ,
(fi) Galilée, Nuncius sydereus , p. 7.(b) lbìd. p. 11.
(c) Ibid. p. 1 f.
(d) Ibid. p. 1 j.