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Tome second.
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HISTOIRE

tels qu’on les voit à la vue simple. Les étoiles grandes 8cpetites présentoient à-peu-près la même apparence ( a) ; les plus.belles, dépouillées de leurs couronnes, rentroient dans lé-galité. La scintillation avoit disparu, Galilée y trouva la causedu phénomène. Ce tremblement de la lumière augmenteconsidérablement les étoiles ; Lc les lunettes , en faisantdisparoître cet effet, les diminuent plus que la puissance desverres ne les augmente. Mais ce qui bétonna le plus, c'estla multitude des étoiles que le télescope sitparoître, Le, pourainsi-dire, créa dans les champs du ciel. On n’avoit connujusqu’alors que six degrés de grandeur parmi les étoiles ; ilest le premier qui ait parlé du septième ordre , qu’il appellele premier des invisibles ( b ). II voulut les compter , mais effrayédu nombre , il s’arrêta ; le tems lui auroit manqué : il s'estborné à parcourir quelques-unes des plus belles constellations,pour y observer les nouveautés , dévoilées à la curiosité hu-maine. Orion est le plus grand &£ le plus brillant des astérisinescélestes; son baudrier èc son épée, où l'on n’avoit jamais vuque neuf étoiles, en laissoient voir plus de quatre-vingt: laconstellation en contenoit plus de cinq cène nouvelles. Galiléeen découvrit trente-six dans les Pléiades, qui étoient au nombrede six ou sept pour les anciens.

Le ciel, ainsi étendu , devenoit un nouveau monde : cespectacle étoit, pour un astronome, ce que seroit celui de lalumière Le des objets de la nature pour un homme dont l’œils’ouvriroit tout à coup à la sensation de la vue. Appelé à tantde jouissances , tourmenté du nombre ôc de la variété deschoses, toutes auroient son hommage , seroient touchées deses mains, pénétrées de son regard ; mais impatient, il voudroit

(a) Nuncius fyiereus, p, 1 6,

(6') Ibid. p. 17.

se