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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 8-

se multiplier pour jouir partout à la fois &c dans un seul tems.Tel étoit Galilée ; il eût désiré que son télescope eût embrasséle ciel entier. 11 étoit naturel que des étoiles il passât à cettebande lumineuse nommée voie lacUe , à cause de sa blancheur.Nous disons que les astres nous éclairent, que la lumière estlancée de leur sein vers nous : là nous voyons de la lumièrefans astres ; il n’est plus de rayons, ni de centres lumineux ;ce sont des particules amassées, revêtues d’un éclat doux &tranquille, c’est, pour ainsi dire, une semence impalpable delumière que le toucher de l’œil ne peut distinguer. Galilées’aslura, ou du moins il crut s’assurer, à l’aide du télescope,que cette lumière foible & blanche, n’étoit causée que par l’amasd’un nombre infini de petites étoiles serrées par l’éloignement,trop petites pour être distinguées ; leur lumière presque éteinten’a que ce qu’il faut d’inteníìté pour être foiblement sentie.L’union est partout le principe de la force ôc de la puissance.C’est par cette union que la lumière de ce*- étoiles est pro-pagée, c’est ainsi quelle arrive à notre organe ; si la nature neles avoit pas réunies en masse dans une zone du ciel, nousignorerions leur existence. Nous verrons par la fuite ce qu’ondoit penser de cette opinion sur la nature de ia voie lactée ;elle n’étoit point nouvelle ; c’étoit l’opinion ressuscitée deDémocrite ôí des anciens. Galilée y fut conduit, ou du moinsconfirmé, par l’inspection de quelques-uns de ces petits nuagesblanchâtres , répandus , isolés dans les espaces du ciel, maisqui, semblables en tout à la voie lactée s semblent sortis deson cercle & échappés de son sein. Ces petits nuages portentse nom d’étoiles nébuleuses , étoiles , en ce qu’ils ont de lalumière & de l’éclat, nébuleuses , en ce que cet éclat estfoible, terne & fondu également dans un petit espace, commecelui des nuages blanchis par se lumière du jour. PtoseméâTome II. M