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HISTOIRE
Rheita en a eu long-tems tout l’honneur; c’est même avec unesotte de justice, puisqu’il en a mieux connu les avantages queKépler , occupé &L distrait par d’autres méditations. Afìn dene pas revenir fur ce sujet, puisque nous avons vanté la puis-sance du télescope , nous devons dire les limites que la naturey a mises. Dieu ne nous permet que des moyens bornés commenous ; il nous laisse acquérir des organes pour nous avancerdans l’univers , mais non pas pour atteindre les termes de lanature, dont il s’est réservé la connoissance entiere. L’imageformée au foyer de sobjectif , l’image que nous considéronsavec la loupe est éclairée des rayons , qui ont passé à traversl’ouverture de cet objectif. Lorsque nous voulons grossir cetteimage, nous ne pouvons y parvenir, nous savons dit, qu’enaugmentant la convergence des rayons : en diminuant la lon-gueur du faisceau des rayons rétractés dans cette loupe , nousrendons le faisceau plus large; un espace égal contient moinsde lumière que dans un failceau plus allongé ; c’est, à la lettre ,une pointe que nous émoussons : l’impression íe partage furplus de points de la rétine, la lumière s’affoiblit, ôt les objetsdeviennent sombres, à proportion de ce qu’on les grossir. Il estdonc un terme où l'obscurité arrête nos efforts, ôc où l'on cessede voir distinctement, lorsqu’on a trop augmenté la grandeurdes objets aux dépens de leur clarté. Telle est la conditionhumaine, que nous n’inventons pas un moyen fans rencontrerun obstacle, & que chaque ressource est liée nécessairement à^inconvénient qui la limite.
§. XVI.
Galilée eut des rivaux qui n’étoient pas de son ordre, Ssdes prétendans à ses découvertes, qui n’ont fait aucun tort àsa gloire. Simon Marius, astronome de l’Electeur de Brande-