DE L’ASTRO NOMIE MODERNE. n 9
font plus étendus. II fèntoit par cec instinct , qui conduitl'homme éclairé vers la vérité , qu’il devoit y avoir une rela-tion entre le diamètre de ces orbes ôc le tems employé à lesdécrire. II épuisa les combinaisons, ôc dans le nombre il trouvaque les tems des révolutions étoient comme les racines quarréesdes cubes de ces diamètres. Cette loi établie fur les révolutionsde toutes les planètes , a été confirmée par les satellites deJupiter, dont les mouvemens n’étoient pas bien déterminés dutems de Képler, par ceux des satellites de Saturne, qui n’ontété découverts que depuis. Képler aífignoit donc des loix auxastres encore inconnus.
§. XXVII.
Il avoir cependant aller de discernement; Tesprit philoso-phique suivoit assez son génie , pour n’en pas confondre lesproductions. La découverte de cette loi du mouvement, mêléeà beaucoup de combinaisons, n’est pas exposée comme lesautres. II semble que le doigt de Képler y toit resté pourl’indiquer à ses lecteurs , &£ pour la séparer de la foule dontelle est environnée ; il en donne la date, il compte les effortsqu’il a faits pour y parvenir , il fèntoit donc que cette décou-verte en étoit le prix; il la jugeoit dès-lors mémorable, commela postérité l’a jugée.
>5 Après avoir trouvé les vraies dimensions des orbites par>> les observations de Tycho , & par lessort d’un long travail,» enfin , dit-il, enfin , j’ai découvert la proportion des tems» périodiques à l’étendue de ces orbites ;
Sera quìdem respexzt ,
Respexit tamtn , & longo pofi tempore venit.
» & st le tems peut en être intéressant, ce fut le 8 Mars de