CIO
HISTOIRE
» Tannée présente 1618 que cette proportion me vint dans» Teíprit ; mais l’ayant mal appliquée au calcul, je la rejetai» comme fausse. J’y revins cependant le 15 Mai par un nouvelo effort , Sc le voile tomba de mes yeux. Tant d’épreuves*» répétées, dix-sept ans de travail sur les observations, une» longue méditation contribuèrent au succès. Je croyois d’abord" rêver Sc mettre en principe ce qui étoit en question ; mais*> il est ires-vrai Sc très-exact; que les tems périodiques dem deux planètes quelconques font précisément en raison desv racines quarrées des cubes de leurs distances moyennes au« soleil.
Un homme qui détaille ainsi une découverte, soit raisonou instinct de génie , en a senti toute Timportance. Mais aprèscet élan sublime , Képler se replonge dans les rapports de lamusique avec les mouvemens , les distances Sc les excentricitésdes planètes. Dans tous ces rapports harmoniques, il n’y a pasun seul rapport vrai ; dans une foule d’idées il n’y a pas unefeule vérité. II redevient homme, après s’être montré commeun esprit de lumière.
§. XXVIII.
L’annÉe 16i 8 fut féconde en comètes, il en parut trois.La premiere au mois de Septembre ; elle etoit tres-obscure, Scne fut apperçue que des astronomes attentifs. La íeconde parutdans la Coupe le 19 Novembre (u) ; son apparition fut courte.La troisième qui étoit tres-brillante , suivie de la queue laplus longue qu’on eut vue depuis cent cinquante ans {b ), semontra près de la Balance le 1 9 ^u meme mois, Sc parut
<«) Képler, dc comttis , p. Sb
(é) Ibid. p. íi.
jusqu'aux