rzr HISTOIRE
d’accord, & que la vérité fût universellement reconnue {a). Letort sut de prononcer sur ce qu’on ne pouvoir entendre. Ondevoir laide r débattre cette opinion par les astronomes ; opi-nion , qui, si elle eût été fausse , feroit à la fin tombée dansl’oubli, & qui, si elle étoit vraie, ne pouvoir être réellementcontraire à récriture {b). Les juges, peu instruits des scienceshumaines, n’étoient pas à cet égard au niveau de Galilée, ilsne savoient pas lire comme lui dans les phénomènes. La natureest un livre où Dieu tous les jours se manifeste : rien de cequ’il a produit ne peut se contredire ; les faits de la religion&c de la nature, également vrais, se tiennent nécessairementpar une chaîne. Dieu se Test entièrement réservée, ou la dé-voilera quelque jour. En attendant respectons la vérité partoutoù elle se trouve, elle est toujours son ouvrage.
§. XXXI v.
Galilee condamné -r une captivité dont la durée étoit ala volonté des Inquisiteurs , fut cependant renvoyé dans laToscane sa patrie, où il eut, dit-on, pour prison la petite villed’Arcetri avec son territoire. Là il se consola par l’astronomie ,par l’étude du ciel, qui dévoile des vérités & qui ne condamneque les coupables ; & la nature , comme si elle eût voulu ledédommager de ce qu’il avoir souffert pour elle, honora sesdernieres années par une grande découverte. En considérant ledisque lunaire, il avoir mille fois vu ce que les anciens avoienc
(a) Lettre Ha Pere Fabri , Jésuite &pénitencier dc la Cour de Rome , citéedans la lettre d'Auzout à l’abbé Charles,page 17.
(b) On a supprimé dans la derniere édi-tion de l 'Index , ou des livres détendus à
Rome, ceux où l’on soutient te mouvementde la terre , Astr. art. 1103. M. de la Landeétant à Rome, sollicita pour qu’on en re-tranchât auslì nommément les ouvrages deGalilée, ce qui n’a pas encore été fait, àcause du decrct lancé contre lui.