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HISTOIRE
II considéré la matière comme composée de parties égales 8ccontinues : ces parties ne furent point primitivement rondes,les sphères ne peuvent se toucher par tous leurs points, il yauroit eu du vide dans l’espace. Ces parties anguleuses , misesen mouvement, se font usées les unes contre les autres. Lapousiiere des corps, infiniment divisée, infiniment agitée parsa nature, a rempli tous les interstices, Lc est devenue par faténuité Sc par son agitation , le grand agent de l’univers (a).Les autres parties plus grosses , arrondies par le frottement,font devenues la lumière, qui rend l’univers visible. Ces parties,grandes 8c petites, ont un mouvement en tout sens (b ), Lcc’est ici la premiere erreur de Descartes ; comment a-t-il puconcevoir un corps porté à se mouvoir dans toutes les direc-tions ? Cette capacité , la même de toutes parts, nécelsiteroitl’indifférence , Sc conserveroic le repos au lieu de produire lemouvement. Comment d ailleurs Cette supposition a-t-elle pucadrer avec la belle loi de la persévérance du mouvement dansune direction une fois imprimée ? Mais passons lui cet écartde la vérité , Sc suivons le dans la construction de son système.On ne conçoit pas davantage comment tous ces mouvemens,dans toutes les directions , produisent un mouvement circu-laire de toutes ces parties autour des divers centres. II est fansdoute bien des choses dans la nature que nous ne concevonspas, Sc que nous ne concevrons peut-être jamais. Quandl’homme cherche à rendre raison de la nature , nous ne luireprocherons pas de n’avoir pu passer des barrières impéné-trables ; nous ne lui dirons point, vous n’avez pas remontéassez haut, pourvu que parti d’un principe évident, d’un fait
(a) Principes de la philosophie, parc. II, (í) Principes de la philosophie, part. III,art. 4 S , , jo. jr, jí. art. 57.