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Tome second.
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208
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HISTOIRE

i o S

les observations s’accumulent, êc la raison se perfectionne. LeCartésianisme n’exista jamais fans combattre , d’aborci contreles sectateurs de l’ancienne philosophie qui se battirent jusqu’ileur extinction ; ensuite contre les partisans de Newton Sc dela vérité. On se livra de toutes parts à l’observation Sc à l'ex-périence, soit qu’on eût senti que les faits avouent manqué àDescartes , Sc qu’il pouvoit s’être perdu en voguant fur unemer trop peu connue, soit que le besoin commande toujours,Sc que dans les tems les esprits se portent d’eux-mêmes versles connoiffances alors néceílaires. Les observatoires s’éleverentdans l’Europe ; le télescope dirigé par Galilée, avoit ouvert lelivre du ciel , tout le monde s’empressa d’y lire. Bouillaudobservoit à Paris dès 1653 (u) ; Hévélius à Dantzic en 1641 ;la tour de Coppenhague fut achevée en 1656; Abdias Trewen 1657, construisit à Altorf un observatoire meublé de grandsinstrumens (b).

Des idées saines, ou plus généralement adoptées , l'affet-mistement dans les vrais principes, furent encore un effet dela raiíon développée. Ce développement étoit sensible par lediscrédit de l’astrologie. Le P. de Billy annonça la fin prochainede cette superstition dans son ouvrage intitulé Tombeau deV astrologie judiciaire. En Angleterre Jean Newton, Seth-ward,Stréet (c), en France le comte de Pagan , Sc Bouillaud qui lesavoit même précédés, rendoient un hommage public au systèmede Copernic Sc aux formes elliptiques deKépler; Bouillaud, quidonna à cette astronomie le nom de Philolaique , le nom deson premier auteur, ou du moins celui du philosophe qui trans-porta jadis en Europe cette ancienne vérité de l’Asie.

(a) Riccioli, Almag. Tom. I,

(b) Vcidler, p, 458.

(c) lbid .

§.II.