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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. m

lifoient Képler 6c ne l’entendoient pas. On ne connoissoit deses Ioix que celle qui fait marcher les planètes dans une ellipse;les autres étoient oubliées. Riccioli, ni Bouillaud , ne parlentpoint de la loi des aires' décrites autour du foyer, 6c propor-tionnelles aux rems. C’est donc envain qu’on découvre desvérités ; on parle à ses contemporains, ils n’écoutent pas. Lasupposition d’Albert Curtius étoit plus facilement saisie , par cequelle se rapprochoit de celle de Ptolémée ; le second foyer,qui volt la planète se mouvoir uniformément , ressembloit aucentre de Véquant de Ptolémée. Ces idées anciennes revenoientlì facilement que Bouillaud après avoir adopté la route ellip-tique , décrit cette route par la combinaison de deux mouve-mens, l’un de la planète dans un épicycle, l’autre de l’épicyclefur un excentrique. II semble n'être d’accord avec Képler quepour les apparences, ôc dans le fait il conservoit toute la com-plication des vieilles hypothèses. Bouillaud, fans avoir comprisce grand homme , o foi t cependant le censurer, 6c lui repro-cher de passer de la géométrie à la physique, comme de lalumière aux ténèbres; 6c lui-même Bouillaud avec ses cons-tructions géométriques, également idéales 6c fausses , croyoitavoir produit une hypothèse physique. La véritable lumière estla cause réelle 6c sensible qui fonde ces constructions, fansquoi l’esprit n’y voit que son ouvrage , mais la nature n’y estpas.

§. I V.

Seth-ward , astronome Anglois, professeur à Oxford, dansun traité où il établit la perpétuité des comètes, critiqua en16 53 la méthode de Bouillaud , 6c en donna une autre fortsimple en 165 6. Bouillaud fit voir en 1657 stue la méthodede Ward ne convenoit quaux planètes peu excentriques t /6c

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