DE L'ASTRONOMIE MODERNE. n 7
Hévélius le fut par Ramas des faits, observateur moins assidu,mais qui voyoit mieux en voyant moins.
§. XVI.
Cet homme fut Christian Huygens, seigneur de Zuylichem ;fils d’un homme éclairé , Constantin Huygens, secrétaire &Cconseiller des Princes d’Orange ; il naquit à la Haie le 14 Avril161Ç) : envoyé à Leyde en 1645 pour l’étude du droit; il ytrouva Schootten , le commentateur de Defcartes , qui l’in-troduiíìt dans les voies de la géométrie élevée. C’est de là qu’ilpartit pour remplir ía destinée, & pour amener les progrès queles sciences attendoient de lui.
Nous ne parlerons point des premieres inventions de Huygens;la géométrie n’est point de notre objet : nous ne marquons icique les idées, qui ont concouru à dévoiler les secrets de lanature céleste. Huygens sentit toute l’importance de la décou-verte des télescopes ; l’art de les construire avoit fait peu deprogrès, ces instrumens se multiplioient sans devenir meilleurs.Hévélius avoit travaillé lui-même des verres, il donna les pré-ceptes de l’art de les tailler & de les polir (a) ; mais la pratique11’avoit pas fans cloute entrepris d’augmenter leur puiíîance degrossir, Le n’osoit paster une certaine longueur de foyer. Huygensl’ofa ; il s’appliqua à la routine mécanique de ce travail, avecle génie qui abrégé 8c perfectionne les opérations. Hévélius neparoi t avoir construit que des télescopes de 10 à 15 pieds (b).Huygens en eut bientôt un de douze un de vingt-deuxpieds, qu’il avoit faits lui-même (c). Ce dernier télescope, bien
(c) Hugenii opéra, pag. Si 6 > 557 &1714.
F f ij
(а) Stlenographia, p. 1 & suiv,
(б) De Saturai fade , p. 11 .