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Tome second.
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246 histoire

fait étoic une découverte nouvelle, nous devons lui en tenircompte. Cependant Terreur du préjugé lui fut encore utile ; ilregardoit les comètes comme des météores échappés dansTéther ; il vit que tous les corps qui nagent dans Tair, ceux quiy font lancés comme les fléchés 6c les bombes, les bateaux quitraversent un fleuve à force de rames, 6c malgré le courantqui les entraîne , décrivent, soit dans Tair , soit fur Teau, lesuns une courbe que nous nommons la parabole , les autres unpoligone dont le contour a une forte de courbure. Cet exemplefublunaire Téclaira fur ce qui fe passe dans Téther; les météores,devenus comètes , n’y changent point de nature : Hévélius vitces comètes décrire encore des lignes paraboliques (a). C’estune belle découverte , c'elì un pas de la science ! Ce pas nousparoît la fuite 6c Teffet d’un préjugé. Mais que la vérité nerougisse point de cette origine ; qu’importe qu’une eau claire6c limpide ait une source impure ? Tout est: mêlé íur la terre,les biens 6c les maux fe succèdent 6c s’engendrent mutuelle-ment ; 6c que deviendrions*nous dans notre condition mortelle6c passagère, fi les maux ne produifoient que des maux, si leserreurs n’enfantoient que des erreurs, tandis que le mal naîtsi souvent du bien même ? La terre seroit un séjour affreux ,où tout ce qui nuit auroit seul la constance 6c Thérédité , 6coù ce qui sert, ce qui console , le bien 6c la vérité seroientseuls altérables,

§. XXVIII.

HÉvÉlius jugea qu’une route courbée en parabole naissoitde deux mouvemens différons. Les bombes lancées dans Tair,les bateaux qui traversent les rivières , suivent une ligne para-

(a) Hévélius, Cornet, pag.