DE L’ASTRONOMIE MODERNE. r;y
pointe qui doit peindre fur' la rétine, est plus émoussée. Quandon grossît trop relativement à la quantité de lumière, l’obf-curité naît Sc l’on voit mal : car pour bien voir, il faut quela représentation de l’objet soit exacte Lc distincte ; 8c puisque;fanage est un peu déformée, Sc fur-tout entourée de couleurs,plus la loupe grossit, plus elle étend , plus elle fait paroîtreces couleurs , plus elle amplifie tous les défauts. D’un autre'côté , comme il n’y a qu’une certaine quantité de lumière ,fi 011 l’émousse par un grossissement trop fort, la vifion cesserad’être distincte. II faut donc augmenter l’ouverture des objectifspour avoir plus de lumière, Sc pour pouvoir grossir davantage-Mais les trois causes d’imperfections, que nous venons de dé-tailler , exigent que la courbure de ces objectifs n'embrassequ’un petit nombre de degrés. Des verres foyer plus long, fansembrasser plus de degrés, peuvent avoir plus de largeur. Ils don-nent donc plus de lumière, ils permettent d’employer des ocu-laires plus forts , Lc les images font grossies en conséquence..
§. V 1.
Dans le te ms qu’on s’occupoit ainsi à perfectionner letravail des objectifs, on ne voyoit point de bornes à la longueurdes lunettes Sc aux découvertes du ciel. On penfoit qu’il feroitpossible de voir des animaux dans la lune. Defcartes savoirdit, Hook n’en défefpéroit pas. Auzout (a) observe qu en sup-posant la lune à 60000 lieues de nous , une lunette qui gros-sirent mille fois , rapprocheroit la lune à 60 lieues. Mais ildemande quels font les animaux 6 c les choses que l’on peutvoir fur la terre à cette distance. Hook (b) répondoit qu’il y
00 Méra. de l’Acad.dcs Scien. T. VU»Sart. 1, p. ) x.
fí) Iiid. p . 76.
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