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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. zíi

sensible fuffifoit à Galilée pour l’emploi du pendule dans unintervalle très-court ; mais lorsqu’on vouloir lui faire mesurerdes jours , des mois , des années , ces inégalités dévoients’accumuler , & pouvoient coller d’être insensibles. Huygensdemanda du secours à la géométrie ; il chercha quelle étoit lacourbe le long de laquelle il falloir faire descendre un corps,pour que le tems de la chute fût toujours le même, quel quesoit le point de cette courbe, Le la hauteur oh la chute com-mençât. La géométrie en effet lui en fournit une, c’est lacycloïde {a). Cette proposition doit paraître paradoxale, quedeux corps roulans fur un plan qui auroit la forme de cettecourbe , partis de deux hauteurs différentes , arrivassent enmême tems au terme de leur chiite : c’est cependant une véritéincontestable, reconnue par la théorie Le par l’expérience. Lacycloïde, convenablement disposée (3), a fa partie supérieurepresque verticale, Le sir partie inférieure presque horifontale. Lescorps tombent plus vite par la direction verticale que par unedirection inclinée. Le corps qui part de plus haut commencedonc fa chute avec plus de vîteífe ; ce n’est pas tout : en consé-quence des loix de la chute toujours accélérée des graves, si lecorps parti de plus haut a plus d’efpace à parcourir , il reçoitplus décélération que le corps parti de plus bas; &C ces deuxchoses, la grandeur de l’eípace & ^augmentation de la vitessefe compensent tellement, que les deux corps arrivent en mêmetems au bas de la courbe.

§- X.

Mais cette découverte de la théorie étoit d’une applicationbien difficile ; comment faire marcher un pendule le long

(ii) H' genìi herologium , p. 87.

(í) L'axcécant.pírpepdiculaire à riiocizon,.