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l’équateur, il en concluoit combien de minutes ôc de secondesrépondoient dans le ciel à l’étendue du champ de son anneau.Cela fait, avec un compas très-fin , il mesuroit le rapport deson diamètre aux différentes largeurs de la petite lame ; il savoirdonc assez exactement quel étoit l’espace du ciel caché par cesdifférentes largeurs; & après toutes ces mesures préliminaires,quand la lame étoit replacée dans la lunette, il ne s’agiffoit plusque d’estimer, à quelle largeur pouvoit répondre le diamètrede telle ou telle planète {a) ; idée tout-à-fait ingénieuse , 8cqui donne à Huygens l’invention du micromètre. La méthoded’Hortensius en contenoit le germe ; Huygens apperçut ce germe,6c le développa.
§. XIV.
C’etoit en 1659 qu’Huygens publioit cette idée. Le marquisMalvalia , vers 1662. en Italie , y fit un changement, d’abordpeu utile ; ce n’étoit encore qu’un moyen d’eílimation , maisil mit fur la voie d’un moyen plus exact. Au lieu de l’anneauèc de la lame de métal qu Huygens plaçoit au foyer de lalunette, il y plaça un chaíîìs garni de fils d’argent très-déliés,qui tendus d’un coté à l’autre, 6c se croisant à angles droits ,partageoient ce chaíîìs en un nombre de petits quarrés égaux,l’un desquels étoit encore subdivisé en plus petits carreaux ,par de nouveaux fils. La grandeur du châssis étoit déterminéede même que celle de Panneau d’Huygens. Le rapport de cespetits quarrés au châssis étoit connu ; on pouvoit donc leurcomparer le diamètre d’une planète , Lc mesurer sa grandeurpar le nombre de ces espaces, ou de leurs subdivisions (b). Cetinstrument avoit un avantage que n’eut point la lame d’Huygens,
Mémoires de l’Académie des Sciences ;1717, p. i} 3 .
Llij
(a) Hugertii opéra, p. 593.
(£) Malvaûa, Ephémérides , p. 19s.