3 ii HISTOIRE
parler des comètes. Cette idée n’étoit donc qu u ne réminis-cence chez- les anciens, une opinion conservée par la traditionchaldéenne ; èc si, comme nous le croyons, l’espece humaine,toujours semblable à elle-même, est destinée à suivre toujoursà peu près les mêmes voies, à rencontrer toujours les mêmesdifficultés ; si ces difficultés , pour être vaincues, demandentà l’esprit humain les mêmes travaux , êc à la nature le mêmetems , il faut croire que les Chaldéens n’ayant point observéles comètes, n’ont pu avoir íur l’existence de ces astres queles opinions les plus simples èc les plus naturelles. II fautconcevoir un peuple qui les a précédés , qui a cultivé lessciences comme notre race moderne , les a cultivées presquelans interruption depuis l’école d’Alexandrie ; un peuple quia vécu asiez de siécles pour voir se succéder des hommes telsqu’Hypparque , Tycho , Képler Casiini , avec les intervallesnécellaires au repos de la nature , qui ne produit pas toujours,i>i qui est sur-tout avare de génies,
§. i v.
Tycho avoit fait mouvoir les comètes dans des cercles quienveloppoient le Soleil ; elles étoient dans son íystême , commeVénus Lc Mercure , les satellites de cet astre. Képler leur avoitassigné une route en ligne droite. L’opinion & la méthode de.Dominique Caffini se composèrent des idées de ces deux astro-înomes. Caffini, faiíant des comètes des astres durables, dûtles faire marcher dans des courbes fermées , qui permissentdes révolutions êc des- retours. II regarda leur orbite commeun cercle infiniment grand- ; la terre placée dans d’intérieur ,,ne peut appercevoir la cometè que <Mis une partie très-petite,.très-peu courbe * 6c fort Approchante'de la ligne droite, aulsi
Dominique