zrr HISTOIRE
même tems fa lumière éclatante est trop agitée par le trem-blement de l’atmosphere. Plus les planètes approchent dusoleil, plus leur lumière réfléchie approche de son éclat. Nulhomme n’a Torgane assez fort pour fixer cet astre ; la vue estencore trop foible pour fixer Vénus , il faut la couvrir d’unvoile ; on est obligé de rétrécir l’ouverture de l’objectif pourdiminuer fa lumière , ou de l’enduire d’une légere fumée »pour ne laisser voir Vénus qu’à travers une efpece de n u âge ^Malgré ces attentions, les taches de son disque sont encoredifficiles à appercevoir ; il vaut mieux attendre que la planètesoit plus éloignée, s’éleve davantage au-dessus de l’horizon 6ehors des vapeurs grossières ; fa lumière moins vive est plustranquille, mais alors elle n’est éclairée qu’à moitié, ou mêmeen croisant. Alors la vue n’a que peu d’efpace à parcourir ,les taches ont moins de chemin visible , & le mouvement estd’autant moins apparent. Cependant, malgré ces difficultés»comme le génie Sc les efforts surmontent tout, Caffini parvintà distinguer une partie de Vénus plus claire que le reste dudisque (a) ; il la suivit Sc il s’assura de son mouvement. Laplanète de Vénus étoit donc soumise, comme les deux autres,à une loi qui íembloit devenir générale. Mais cette rotationoffrit un phénomène particulier: celles de Jupiter Lc de Marss’exécutoient presque parallèlement à l’orbite , Sc autour d’unaxe presque perpendiculaire ; les taches de Vénus au contraireparcouroient le disque du midi au nord , Sc Taxe de fa révo-lution diurne étoit presque couché dans le plan de son orbeautour du soleil (b). Ce phénomène a depuis été confirmé parBianchini (c) ; mais le tems de cette rotation devint un pro-
(a) Lc 14 Octobre 1 666. (c) Bianchini, hesperi & phospheri nova-
(é), Caílìni, Elan, d’Astr. p. fil, phenemena.