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Tome second.
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DE L’ASTR ON O MIE MODERNE. 34,

îa valeur a été long-temps perdue Se oubliée. Les modernesn’ignoroient pas que l’antiquité avoir eu plusieurs stades , onconnoiíToit au moins alors le stade alexandrin Le le stade grec;mais en considérant ces quatre mesures rapprochées de cellesd’Eratosthenes Se d’Hypparque de 150000 Le de 275000 stades :en comparant la mesure de Ptolémée , qui donne 66 milles , àcelle des Arabes, qui donne 5 6 milles au degré, on ne put pasdouter que quelques-unes de ces déterminations n’eussent deserreurs énormes; on díìt s’applaudir d’être arrivé à une précisionde quelques toises : nous savons dit, on dût croire que cetteprécision étoit nouvelle fur la terre. Cependant la mesure rap-portée par Aristote , qui, comme nous l’avons montré , estidentique avec les trois autres anciennes , donne au degré uneétendue de 57066 toises , qui tient le milieu entre la premieremesure de Picard, Le la seconde mesure vérifiée Le perfectionnéepar les hommes les plus éclairés Le les plus habiles d u siecleprésent.

§. I X.

L'AcadÉmie, lorsque cette mesure fut terminée, sentitquelle n’avoit pas assez fait pour l’exaéxitude, Le pour surpasseren tout les anciens. Ce désir ne naît point de l’orgueil , il naîtd u sentiment de nos forces. D’ailleurs les hommes ne restentqu’un moment fur la terre , ils ne vivent pas assez pour toutembrasser Le tout achever ; ils se succèdent pour se perfec-tionner , Le pour faire mieux les uns que les autres. Les anciens ,Eratosthenes , avoient mesuré à la fois plus de sept degrés ,l'Académie n’en avoit mesuré qu’un. Si dans un plus grandespace terrestre il faut plus de triangles , plus d’obfervations ,Le par conséquent plus d’erreurs , il n’en est pas de même del’arc céleste , la détermination d’un grand arc ne demande,