35 i HISTOIRE
connussent les côtes, Lc te fier à leur inexpérience grossière ;tic il faîloit encore changer de pilotes en changeant de côtes.Cependant la Méditerranée est: la route du commerce du Levantdont les richesses arrivent à Marseille. Louis XIV fit faire desobservations dans differens parages ; il envoya Chazelles enEgypte Le dans le Levant , pour déterminer quelques points dela partie orientale Le méridionale de cette mer. Mais Chazelleseut à peine le tems de commencer l’ouvrage , il ne put mêmeréunir les matériaux déjà acquis. D’ailleurs ce travail , fait àplusieurs reprises Le par des mains différentes , n’auroit pas eucette unité que demande l’exécution d’un grand projet. Inexé-cution a eu depuis cette unité nécessaire , lorsque Louis XVl’a confiée à M. le Marquis de Chabert, aujourd’hui chef d’es-cadre des armées navales, Le astronome de l’Académie desSciences. II a parcouru cette mer depuis les côtes de Barbariejusqu’à celles de Syrie : il s’eít fait partout des observatoires (u),quand il a pu descendre à terre ; il a mis en usage les meilleuresméthodes usitées à la mer, Le les inílrumens les plus sûrs quandil a été forcé d’observer de son vaisseau ; enfin il a relevé lescôtes par des mesures trigonométriques (b). La carte exacte dela Méditerranée résultera de son travail. Nous avons dû enparler ici, parce que la description de cette mer qui sembleune dépendance de la France, devoir être liée à. la descriptiondu royaume. M. de Chabert n’a pas encore aujourd’hui fini &c
(a) Les éclipses du soleil, de la lunç &des satellites mêmes offrent des occasionsassez rares de déterminer la longitude ter-restre ; il faut séjourner quelque rems pourAttendre ces occasions. L'observation dulieu de la lune peut y suppléer dans les ob-servatoires fixes, où l’on a des instrumensplacés dans le méridien , tels que les mu-raux Sf les instrumens des passages, M. dc
Chabert a imaginé un moyen facile dcplacer 8 c de. diriger ce dernier instrumentdans le plan du méridien en cinq ou íixheures ; il ne lui faut que ce tems pourétablir son observatoire & pour faire usagedes méthodes les plus exactes. ( Mém. del'Acad des Scien. 1766 , p. 384.)
(b) Mém. Acad. Scien. ryy- , p. 484.Ibid, 17S7 , p. 188,
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