DE L’ASTRON O MIE MODERNE. z6z
§. X I Y.
Cependant les assertions de Tycho fubsistoienc encoreelles avoienc encore de l’empire fur les esprits. Quand un.homme a mérité la confiance par des travaux importans , seserreurs font dangereuses, parce qu’elles font durables. II étoitdifficile que l’obfervation décidât entre Tycho &: Caffini. Laréfraction au-deflus de 45 degrés de hauteur n'est pas d’uneminute ; cette quantité étoit bien petite , même pour les inf-trumens perfectionnés de ce tems, du moins on ne pouvoiten rendre l’existence assez évidente pour contrebalancer danstous les esprits l’autorité de Tycho. Dominique Caffini ima-gina un moyen de décider la chose , òc en même tems dedéterminer l’obliquité de l’écliptique plus exactement qu’on nesavoir encore fait. Quand même la réfraction n’existeroit pas àla hauteur du solstice d été, la plus pente hauteur du soleil ausolstice d'hiver est considérablement altérée par la réfractiondans nos zones tempérées , 6i l’incertitude de cet élémentinfiueroit toujours fur la distance des tropiques. Tycho avoirdonné au soleil une parallaxe de trois minutes, Caffini foup-çonnoit qu’elle devoir être beaucoup plus petite ; il proposad’aller observer la distance des tropiques fous l’équateur même:la plus petite hauteur du soleil au solstice d’hiver excede 60degrés. Selon Tycho , cet astre n’y doit point souffrir de réfrac-tion , 8c il réfultoit de fes suppositions fur la parallaxe , quela distance des tropiques devoir être de 47 degrés 3 minutesCaffini, fondé fur de nouvelles déterminations, assuroit qu’ellene devoir être que de 46 degrés 57 minutes 15 secondes (a).11 y avoir donc cinq minutes de différence fur lesquelles l’ob-
(u) Histoire de l’Acad. des Scien. Tom. I, p. 111.
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