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mène nouveau avoir sans doute intimidé l’observateur ; Richerei't peine à en croire ses'yeux, il òta au phénomène tout cequ’il pouvoir lui ôter, Sc il le vit le plus petit possible ; Deshaiestrouva cet accourcissement de deux lignes. Le même phénomènefut observé à la Martinique, à Saint-Domingue, au Brelìl, àPorto-Bello entre les deux Amériques, à Louvo dans le royaumede Siam, à Gorée fur la côte d A trique, près le Cap-Vert (a).On voyoit dans toutes ces quantités observées que raccourcis-sement étoit le plus grand à l’équateur , Sc diminuoit en Rap-prochant de nos climats. Ce n’étoit donc plus un phénomèneparticulier , c’étoit un phénomène général, Sc qui tenoit réel-lement à la combinaison de la force centrifuge Sc de la pesanteur.Si l’on n’avoit pas été assuré que les corps mus eh rond tendentfans cesse à «'échapper Sc à fuir le centre du mouvement, si l’onavoir pu douter de l’exiítence de la force centrifuge , on enauroit eu une preuve sensible dans cette diminution de la pe-santeur. Le phénomène qui la manifeste a donc déjà cette uti-lité ; mais nous verrons qu’il est peu de faits don: l’on ait tirédes conséquences plus curieuses Sc plus importantes : celui-cidévoile Faction des ressorts de la nature ; Sc nous n’anticiponspoint trop fur les tems , en disant qu’il a conduit l’eíprii géo-métrique à la forme des corps célestes, Sc donné naissance à de»conjectures heureuses pour surprendre le secret de leur formation.L’Académie eut la gloire de prévoir le phénomène, d’en pres-crire l’observation , 6c Richer eut celle de l’observer le premier.
§. X X I.
Les voyages entrepris pour la cause de la religion furent
pag. w.lbid, 1700, Hiíl. pag. 116*. Ibid*1701 . Hist. pag. H-. Ibìá. 1708 . p- 8& 16.
(a) Souciet, Observ. faites aux Ir.des &à la Chine , Tome II , p. . Mémoiresde iAcadémie des Sciences, Tome VII,