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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 379

inltrumens naturels, combien nos sens nous trompent ; nousvoyons à l’horizon le soleil Le la lune avec de larges disques,ils semblent diminuer lorsqu’ils s’élevent Le lorsque l’illusionceíle , pour laisser paroitre la réalité , si nous ne consultonsque nos yeux , nous croirons que les astres s’oftrent au zénithfous une apparence plus petite : mais lorsque nous y appli-quons nos lunettes, nos micromètres , qui font les véritablesjuges des grandeurs, nous dépouillons les astres de l’augmen-tation illusoire qu’ils tiennent de Terreur de nos jugemens ,Sc nous les voyons au contraire s’aggrandir en s'élevant fur nostêtes (a).

§. III.

Mais la grandeur des astres à Thorizon , ce phénomènequi existe à Pœil nu , Sc qui disparoît dans les lunettes , de-mandoit une cause ; il y a bien lieu de croire que cette causeest métaphysique : elle appartenoit donc au P. Mallebranche ,l’esprit le plus métaphysique du tems. II proposa son expli-cation ingénieuse , qui n’est que celle de Ptolemée , mais queTon crut nouvelle , parce que Tastronomie ancienne avoir étépeu étudiée. Ce qui paraîtra le plus extraordinaire, c’est quedans un tems où la théorie Sc les esters de la réfraction étoientbien connus, Régis renouvela Terreur de Poísidonius (6) ; il sepersuada que les astres étoient aggrandis par la réfraction, Sc ilfallut que T Académie prononçât en saveur de Mallebranche (c).Régis Sc Mallebranche, également disciples de Delcartes, com-

(3) Auzout imagina que cette variationdes diamètres pouvoit servir à mesurer ladistance absolue de la lune à la terre, Traitédu micromètre. Mém. Acad. Scien. T. VII ,P. I. Mais cette variation est bien petite poursaisir une aussi grande quantité que la dis-

tance de la lune; une seconde d’inccrtituderépondroit à ; ooo lieues , ou à un trentièmefur la distance.

(à) Histoire de l’Astron. moder. T. Ip. I 19 & 10}.

(c) Fontenelle, Eloge de Régis..

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