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Tome second.
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5 S o HISTOIRE

battirent l’un contre i’autre, quoique sous les mêmes enseignes;réunis par des principes d’autant plus difficiles à sais r quils fontmoins vrais , ces deux philosophes étoient divisés d’opinions ,comme on Test dans les sectes de Terreur : car malheureusementle cartésianisme étoit une secte en philosophie.

§. I V.

Les réfractions, que Ton a tant d’intérêt de connoîtrepour Texactitude des observations astronomiques, furent exa~minées avec le plus grand foin Sc dans toutes les circonstances.Dominique Cassini en avoir donné la théorie Lc les Tables (a) ;il avoir apperçu, Sc Picard après lui, que les réfractions étoientplus grandes en hiver qu en été (b) : cela doit être, puisque l’airest condensé par le froid , Sc que la réfraction tient à la densitédu milieu , où la lumière passe en quittant un milieu plus rare.Mais ce qui dût étonner , c’est que la réfraction près de Tho-rizon n’est pas la même le matin Sc le soir sc). Cette observationdélicate est due à Picard ; il remarqua qu’au lever du soleil laréfraction du bord supérieur, lorsqu’il se montre à Thorizon , estplus grande que celle du bord inférieur , à Tinstant où en des-cendant le soir, il atteint ce même cercle (d) ; cette remarquea été confirmée par M. de Tlsle (c). C’est sans doute par uneraison semblable à celle qui fait varier les réfractions de Tété

(a) Domin. Cassini en avoit dressé troisTables, fous les titres de Refraíììo tstiva ,Rcfratlio tquinoxidlìs .Refraciio hièernaiis,Ces Tables, sur-tout la moyenne , pour letems des équinoxes, étoient si exactes queM. de la Caille, observateur connu pour laprécision , n’y a rien trouvé à changer aprèsans, du moins depuis de hauteurjufqu'au zénith ; elle étoit préférable à cellesde Flamstccd &c de Newton , construitesdepuis, & M. de la Caille la jugea la meil-leure qui e»c été publiée depuls l66r.k1.de

la Lande , Astronomie , article z i S j.Çé) Mém. Acad. Scien. T. I, p. 7.

( r ) Ibid- p.

(d) Ibid. p. 110. Picard observa aussi quelorsque le bord supérieur parut à l'horizorrle matin , la réfraction étoit de 33' i" 3lorsque le bord inférieur y monta , ellen'étoit plus que 31/ 37" : dans le court in-tervalle de l’afcension successive des deuxbords, la présence du soleil savoir diminuéede iy".M. de la Lande, Astron. art. 1113.{e) Mcm. Acad, Scien. 1715, p. 3 r 6^