de nous, comme les planètes qui environnent le soleil. Dansune premiere vue , on ne considéré que les grands effets : ona pu taire marcher les satellites dans des cercles , parcourusavec égalité ; mais cette uniformité n’exiffe réellement nullepart, nous devons nous défier de tout ce qui en porte l’appa-renee. Ces mcuvemens circulaires , cette uniformité nous onttant de fois &c si long-tems trompés ! II semble que l’illulicnnous toit naturelle ; elle le renouvelle lans que nous la recon-noilsions ; nous lavons qu’elle nous a íéduits , elle changed’objet, & nous séduit encore. M. de Fontenelle, dont l’efpritétoit philoloph’.que Le lage , s’applaudilloit d’avoir appréciéTerreur brillante de la propagation de la lumière. A quoi tient-isdit Thistorien de T Académie , que nous ne tombions dans degrandes erreurs ! Si Jupiter n’eût eu qu’un satellite , s son excen-tricité a l’égard du soleil eût été moindre , & ces deux choses-laétoient trèi-posibles , nous nous serions tenus sûrs que la lumièretraversoit en quatorze minutes L’orbe annuel de la terre {a). C’estainsi que M. de Fontenelle lai doit échapper une idée lumineuse& vraie ; mais ce n’eff pas avec Tefprit philosophique , c’estavec le génie qu'o n saisit les grandes vérités.
§. XXVII.
Dans le siecle qui fuit Pépoque où nous sommes , on décou-vrira un leçon d phénomène qui tient à la même cause, nousverrons un illustre Anglois achever de donner à cette opinion,ou plutôt à cette vérité ses droits Le ion rang {b) ; pour nous,qui sommes instruits par lui Le par le te m s , nous lai listons lespremiers rayons de la vérité , Le nous lui donnons sir place au----«-
(<i) M t moires de i’Acad. Scien. 1707, ( 4 ) M. Bradley , par la découverte de
Hiit. p. 77. l'aberraúoa des étoiles. Infrh, Liv. XIV.