DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 419
au-delà des années complettes font-ils de ceux que le soleilrend plus longs , 011 de ceux qu’il fait plus courts par unmouvement retardé ? On est: convenu de prendre pour mesurecommune les jours moyens entre les jours inégaux , les joursque le soleil fait avec sa vitesse moyenne. Ce sont ces jours,c’est le tems qui auroit lieu, st le soleil, parti pour commencerTannée, marchoit toujours d’un pas égal, 6c accomplissoit farévolution avec uniformité. C’est le tems que marquent noshorloges qui tiennent cette uniformité du principe de leur cons-truction , Le qui n’ont que les irrégularités nées de Timper-fection de la pratique. Mais ce tems n'est plus celui du soleil ,les époques, les dates du calcul ne se rencontreront plus avecle tems du ciel. Les phénomènes annoncés arriveront ou plustôt, ou plus tard ; une éclipse est marquée pour midi de cetems moyen, st elle tombe dans les jours que le soleil sait pluslongs , cet astre ne íera pas encore arrivé au méridien , T hor-loge marquera midi, mais il ne fera pas encore midi dans leciel. Ici naît la considération de deux tems dissérens , le temsmoyen , le tems fictif qui est notre ouvrage , qui nous sertde réglé, ôc que nous retrouvons toujours fur nos horloges ; letems apparent ou le tems vrai , qui est celui du soleil Sc detous les astres , 6c le seul qui soit manifesté par la grandehorloge céleste.
§. 1 v.
L’équation du tems est chaque jour de Tannée la diffé-rence de ces deux tems, elle sert à passer de la connoissancede Tun à celle de l’autre : elle étoit d’une nécessité habituellepour les astronomes , 6c les uns ne s’en servoient pas; fa quan-tité précise est nécessaire pour décider le vrai moment desobservations, Tintervalle véritable des phénomènes, ôcles autres