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Tome second.
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43* HISTOIRE

hommes qui donnent aux Rois des conseils utiles, & qui leurinspirent de bons choix , font rares, ils doivent être nommesdans Thistoire (a), ^'observatoire fut achevé, êv Flamsteed yentra au mois d’Août 1676 (b).

§. V 1.

C’est là que Flamsteed a paíTé sa vie dans la pratique de l’ob-servation ; mais tandis qu’il poíoit cette baie aux recherchesfutures , &. à l’utilité de l’aítronomie pour la navigation ,auprès de lui s’élevoit un homme , destiné à aider Newton dansses grandes déterminations , &C à étendre la science par desvues de génie. C’est le célébré Halley qui naquit à Londres le8 Novembre 1636; dès Tannée 1675 (c), on le trouve cité ,comme ayant fait avec Flamsteed Toblervation d’une éclipsede lune (d). II étoit né avec un penchant invincible pour lesmathématiques, Lc il dit lui-même que letude de Tastronomie

(d) Flamsteed , Hifi. célejl. Tome III,p. 101. '

(b) Ibid. p. 103.

(c) M. Halley sc fit connoître en 1676;il débuta par une méthode pour déterminer1 aphélie, scxcentriciré Sc les proportionsdes orbites des planètes ; méthode qui nesuppose rien , sinon que les orbites fontelliptiques, que le Soleil est au foyer com-mun , Sc que les tems périodiques fontconnus. 11 commence par la Terre, Sc ilse sert d’abord de la parallaxe du grandorbe , pour déterminer les dimensions deson orbite. 11 choisit une observation desupposition de Mars vu en M. {fig. zz), laTerre étant en P : après une révolution deMars de 687 jours, Mars étant revenu enM , la Terre qui ne fait deux révolutionsqu’cn 7 3 o jours Sc demi , n’est arrivéequ’au point A ; il observe de ce point leslongitudes de Mars 8c du Soleil, par con-séquent les crois angles du triangle ASM,

font connus; il a donc le rapport de S Mà AS, Sc sangle A S P. Après une autre ré-volution de Mars, la Terre étant en B, ila de même le rapport de SM à SB, Scsangle BSP; en C de même, Scc. connois-saut les rapports des lignes A S , S B , SC, 8cles angles au Soleil compris > alors la questionse réduit à ce problème de géométrie : tioislignes étant données de position Sc de gran-deur, qui dans une ellipse concourent aufoyer, trouver saxe Sc la distance des foyers.L'Evêquc de Salisbury avoir résolu ce pro-blème dans 1 hypothèse elliptique simple ,c’est à-dire , en supposant que les anglesdécrits à l’autre foyer , étoienr égaux entems égaux. M. Halley, qui savoir que cettehypothèse ne s’accordoit pas avec les obser-vations, fit voir qu’on n'en avoir pas besoinpour la solution du problème, Sc le résolutdans ['hypothèse de Képler {Transac, phil.1676 , N°. 118.)

{d) Ibid. 1675 , N”. I I6.

lui