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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 433

lui avoir fait goûter des plaisirs, qui ne peuvent être conçusque par ceux qui les ont éprouvés. II déclare qu’il s’y étoitlivré dès fa jeunesse avec une telle application , qu’en peu detems il avoit pénétré les mystères de la science, Sc atteint lesconnoissances les plus éloignées de la portée du vulgaire (a ).C’est ainsi que Halley parle en annonçant son premier ouvrage,achevé avant qu’il eût vingt-trois ans : cet aveu du succès defes études est une justice ; on auroit pu croire que c’étoit leton d’un jeune homme, si l’ouvrage n’avoit pas été d’un hommemûr.

§. y 11.

Cet ouvrage étoit la fuite du plan de recherches qu il s’étoitfait lui - même. Ayant reconnu que l’astronomie spéculativeétoit fondée fur l’astronomie pratique , il n’eut pas plutôtcommencé les observations, qu il s’apperçut qu’on ne pouvoirdéterminer aucune position des planètes fans connoître très-exactement le lieu des étoiles. On commençoit à fe défier ducatalogue de Tycho ; ce catalogue ne répondoit plus à l’exac-titude, où les nouvelles méthodes Sc les nouveaux instrumensavoient porté la science. On savoir qu’Hévélius s’occupoit àrectifier les positions des étoiles ; Flamsteed fe propofoit d’entrerdans cette carrière ; mais l’un n’avoit pas fini, l’autre ssavoitpas encore commencé son travail, Se tous deux ne pouvoientobserver que les étoiles visibles fur les horizons de Londres Scde Dantzic. II en est d’autres, qui plus voisines du pôle austral,n’avoient encore été vues que des commerçans Sc des pilotes ;elles demandoient un œil plus attentif, Sc les mesures d’un

(d) Préface -du Catalogue des étoiles australes.

Tome II.

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