434 HISTOIRE
astronome. Richer a rapporté en 1672. quelques observationsdes étoiles australes (u). II est fans doute le premier afronômequi ait considéré la partie méridionale du cíel, mais il ne lavit pas dans son étendue, il n'ail a que jusqu à Caïenne , 8cn’atteignit point l’équateur : il n’a donc point vu le pôleaustral encore caché sous l’horizon de cette île. Halley sentitqu’il falloit s’avancer davantage vers le midi , ôc le placerdans l’autre hémisphère. On lui proposa la ville de Riojaneiro,qui est un établistement des Portugais fous le tropique, ou lecap de Bonne-Espérance , qui appartient aux Hollandois fousune latitude méridionale de 34 degrés. Halley préféra l’île deSainte-Helene , qui n’est qu’à 1 6 degrés, mais qui est fous laposseífion angloiíe , 8c où il crut avoir plus de facilités , parcequ’il feroit encore dans fa patrie. II partit en 1677; on luiavoir promis un beau ciel qu'il ne trouva pas : à peine en unan put-il observer les positions de 350 étoiles australes , quoi-qu’il ait protesté , 8c on peut bien l’en croire , qu’il n’a pasperdu un des momens de la sérénité du ciel (b). C’est au capde Bonne-Espérance qu’il auroit eu un horizon le plus souventsans nuages, 8c cette fuite de belles nuits, qui est nécessairepour faire le dénombrement des étoiles fixes, 8c pour en déter-miner les polirions relatives. En préférant l’île de Sainte-Helene ,Halley n’a pu remplir le vœu qu’il avoir formé , 8c il a laissé àM. de la Caille la description entiere de la partie méridionaledu ciel.
Ce petit nombre d’étoiles étoit un complément utile au Cata-logue de Tycho, 8c aux nouveaux Catalogues que préparoientles astronomes d’Europe. Halley ne changea point les constel-lations établies par les navigateurs méridionaux, elles commen-
(a) Hift. Acad, Scien. Tom. vu, p. I.
(í) Préface du Catal. des étoiles auftr..