DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 445
étoit si grand , que dans la petite partie qui est: visible pournous, elles parodient se mouvoir en ligne droite. Cette hypo-thèse différé peu de celle de Kepler (a). Cependant Hévéliusavoit annoncé une déflexion Sc une courbure dans leur route:il avoit remarqué que cette déflexion est toujours dans lapartie de l’orbite la plus voisine du soleil ; c’est là que la routese courbe. Sans anticiper fur les découvertes futures dont nousrendrons compte, nous pouvons dire d’avance que la courburesensible de l’orbe des comètes est dans la proximité du soleil.Elles s’avancent vers cet astre, elles s’en éloignent par deslignes presque droites , mais dirigées en sens contraires ; lacomete , après avoir p aile près du soleil, semble revenir surses pas. Ceux qui supposoient que son orbite étoit une lignedroite dévoient en effet, à son arrivée Sc à Ion retour , laprendre pour deux comètes différentes. On voit en même temspourquoi Auzout & Casiîni, partis d’une hypothèse fausse,ont pu, après quelques jours d’observation d’une comete,annoncer les lieux du ciel où on devoit la voir les jours sui-vans , pourquoi ils ont souvent assez bien représente toutesles circonstances de ion apparition; c’est que cette hypothèse,quant aux apparences, différé peu de la vérité. La route nes’infléchit qu’aux environs du soleil, où la comete est rarementvisible. Hors de là la courbure s’évanouit, Sc l’astronôme neparoît pas se tromper, en assujettissant la comete à suivre uneligne droite. Rien n'est plus dangereux que ces erreurs qui ontl’apparence de la vérité ; elles font faites pour être durables.Callìni, Auzout en France, le chevalier Wren (b) en Angleterre,
(а) Supra , p. m.
( б ) Gregori A fl r. geom ,, Tom. II, p. 634.Nous transcrivons ici un passage de l’hif-toire des mathématiques, où font détailléesplusieurs inventions & plusieurs idées attri-
buées au chevalier Vren. C’éeoit un hommede génie, célébré comme grand architecte& comme habile mécanicien. Ce font desinstrumens nouveaux, plus subtilement di-visés , ou plus commodément suspendus