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cinq mois, elle attira l’attention du vulgaire comme des astro-nomes ; il y a lieu de croire quelle a renouvelé les anciennesterreurs, car on ne propose des remedes que pour les mauxsubsistans : elle donna lieu au savant ouvrage de Bayle. Ilcombat la superstition avec une logique pressante Le victorieuse ;niais fi cette comete fit renaître les craintes superstitieuses, elleen fut le terme dans l’Europe éclairée. Caífini étoit persuadé, ilavançoit que les comètes étoient des astres durables, Newton LeHalley le démontrèrent. II ne fut plus permis de redouter cesastres, qui, comme nous, suivent leur vocation, remplissentleur destinée. Ce sont des passagers que nous rencontrons, quiachevent, comme nous, leur voyage pour le recommencer;nous peuplons avec eux l’univers, nous sommes des habitanssoumis aux mêmes loix, mais indépendans les uns des autres.
Z. XIII.
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Dbs le mois de Novembre 1680, on avoir observé enItalie Le en Allemagne une comete que quelques astronomesjugèrent la même que celle qui fut vue en Angleterre Le enFrance au mois de Décembre ; D. Caífini soutenoit qu’elleétoit différente (<2) : la question n’a pu être pleinement résolueque lorlque le secret du mouvement de ces astres a été dévoilépar Newton. Si Caífini se trompoit , c’étoit une suite de lathéorie qu’il avoir adoptée. Le cercle qu’il assignoit aux comètes
(a) Réflexions présentées au Roi fur lacomete de 1680, p. VL
La théorie de Newton, appliquée à cettecomete , repréfcntoit mal les observationsd’Italie , mais c’est qu elles étoient très-désectueuscs. Celles que Kirck fit en Saxefurent publiées en allemand, & long-tems
inconnues en France. Quand elles surenttraduites , elles s'accorderent si bien avecla théorie & les mouvemens de la cometeobservée jusqu’en 1681 , que les disputessurent terminées. ( M. le Monnier, Théor ,des com. , p. 80).
Trans. phil. 1715 , N". 341,