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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 447

appris que nous ne voyons de la terre que des apparences : onse trompe en comparant des illusions, on ne peut asseoir unrapport que sur des vérités ; Le -cette vérité, ces rapports desmouvemens n’ont lieu que pour le soleil qui en est: le centre.

§. x i y.

Il salloit découvrir la distance de cette comete; on jugead’abord qu’elle étoit plus éloignée que la lune , parce que favitesse étoit moindre. Une considération fit connoître qu’elleétoit même plus éloignée que le soleil. Au moment où elle futobservée pour la premiere fois , elle étoit à n { degrés de dis-tance de cet astre ; cependant son disque , considéré avec lesplus forts instrumens, parut rond & entièrement éclairé : àcette proximité la lune se montre sous la forme d’un croissant ;la comete est donc plus loin que la lune. La question fera pluscomplettement résolue , si nous examinons les apparences deVénus aux tems de ses deux. conjonctions avec le Soleil. DansTune, dans la conjonction inférieure, elle est en deçà de cetastre, elle a la forme .d’un croissant ; dans l’autre , dans laconjonction supérieure elle est au-delà , òc son disque paroîtà-peu-près plein. C’est donc une loi nécessaire, que tout astreéclairé par le soleil, lorfqu’il est vu de la terre, près de faconjonction, doit paroître plein, ou à-peu-près, si par ladistance il est au-delà du soleil, òí avec la phase du croissant,s’il est en-deçà. Or le disque entier de la comete étoit éclairé;elle étoit donc plus éloignée de nous que le soleil. Cette preuveferoit fans réplique aujourd’hui , mais dans ce tems où lanature d.es comètes, le centre & le sens de leur mouvementécoient incertains £c problématiques , on pouvoit répondrequ’elles n’étoient pas éclairées du soleil. 11 fallut donc cherchersi cette grande comete avoir une parallaxe ; Casiìni Le Picard