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s’en occupèrent, Lc multiplièrent les opérations délicates.Caffini employoit la même méthode que pour la parallaxe deMars. L’un 8 c l’autre s’aíTurerent que la parallaxe étoit sensible,mais petite , 6 c que la comete étoit au moins vingt-cinq foisplus éloignée que la lune (a).
En : 6 8 r, au milieu des réjouissances publiques pour lanaissance de M. le Duc de Bourgogne , il’ parut une cometedans la constellation de l’Ourse (b). Picard remarqua que dansdes circonstances semblables de réjouissances faites à Prague,il avoit paru en 1607, auffi dans la constellation de l’Ourse,une comete qui fut observée par Kepler. Ceile-ci ne parutqu’un mois ; mais toutes deux dévoient offrir des conformitésplus curieuses 8 c plus utiles : ce font elles qui ont résolu unegrande question. La comete éclatante de 1680, remarquablepar la longueur de sa queue, par la durée de son apparition,a produit plus de travaux qu’elle n’éclaircit de doutes. Cettepetite comete , qui parut peu de tems 8 c fans bruit, est venuenous instruire ; elle a fait juger le procès des comètes, 8 c ellea conduit le génie de Halley pour dévoiler entièrement leurnature (c).
II semble que l’on sut tenté alors de regarder les comètescomme des satellites de la terre, car M. de Fontenelle observeque fi celle-ci appartient au. même fy flème que la lune {d) , ellene peut être que fort au dessus. D. Caíîìni considérant l’in-tervalle immense , qui sépare le cercle de la lune 8 c sorbe de
{a) Caffini, Ohserv.de la comete de 1680,p. 37 -
Mémoires de l’Acad. des Scien. Tom. I,
p. ri7-
(h) Hévclius a observé que du noyau decette comete il sortoit un rayon courbe ,qui ne se confondoit pas avec la queue , &
dont il a donné la figure dans les Transie,philosoph. 1L8; , N°. 143. Onn’a rien vude semblable en 1739.
(c) Voy. Infrà, Liv. XIV.
(d) Mém. de l'Acad.des Scien. Tona. I,pag. 117-
Voy. auífi 1*99 , p. )7-
Vénus