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Tome second.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. 45 i

quittant le fond lumineux de la planète , se fit voir auiìi-tôt.Cette sortie instantanée de la tache &C du satellite, là dispa-rition de Tu n Tapparition subite de Tautre démontrent quela tache &c le satellite ne faisoient qu’un même objet. Cettedécouverte est peut-être une des plus singulières de celles quiont été permises à la sagacité humaine. On demandera commentil est possible que ces taches , qui doivent être très petites furune íi petite surface , deviennent cependant sensibles lors-qu’elles se rencontrent sur le disque de Jupiter. Nous imaginonsque relativement au peu d’étendue de Tespace, la lumière dusatellite est trop vive pour 1 aille r distinguer ces taches de songlobe. Sans doute on ne distingueroit pas les taches du Soleil,si le verre noirci n’aíîoibliíloit pas ía lumière; c’est ce qui arriveau satellite lorsquM entre sur Jupiter : ce n’est pas que Téclat dela planète soit plus grand que le sien , la mais mafle de lumièreest plus considérable , elle éteint celle du satellite , ou dumoins elle la diminue , aílèz pour que le peu de rayons renvoyéspar la tache ne soient plus effacés , tk. parviennent librement«à notre organe.

§. XVI.

Ce phénomène a été constaté par des observations répé-tées (a). L’apparence des satellites est diminuée par ces taches,£c ils nous paroistent plus petits qu’ils ne font réellement ;c’est pour cette raison que sombre du quatrième paroît quelque

(“) D. Caflini a vu depuis une'semblabletache fur le disque du uoiíîcme satellite :hltm. Acad. Scicn. T. II , p. 141. Maraldien vit une sur le quatrième en 1715 : ihìd.ann. 1714 , p. Pound en a vu en 1719,Trans.pkil. 1718, N°. 359. M. Mesîieren1760: ibid. '[rans. 1769. Pound remarquequ'il a quelquefois distingue le premier &

le second satellite après leur entrée fur ledisque, ayant une lumière un peu différentede celle de Jupiter. Mais lorsqu’ils s'avan-çoient vers le milieu , on ne pouvoit plusles voir; ce qui prouve ce que la théorieenseigne, que la lumière d’un disque a plusd’intensité vers le centre que fut les bords :Trans. 1718 .

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