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Tome second.
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'4s r HISTOIRE

fois plus grande que le satellite même ; du moins autant qu’onen peut juger par la comparaison de deux objets qu’on n’a pasensemble lous les yeux , Sc qu’on ne voit que íucceííivemenr.Ces taches ne font pas toujours observées dans les p a liages dessatellites ; D. CaíTini en conclut avec raison que leurs globespourroient avoir un mouvement de rotation fur leur axe , quinous expose tantôt un hémisphère chargé de taches , tantôtun hémisphère entierement lumineux, ou du moins fans tachesapparentes (a). Mais Maraldi fit en 1713 une remarque tropimportante pour n’en pas faire mention. Les taches que Domijnique Caslini avoit observées en 1 665 Lc 1677, étoient toutesdeux fur le quatrième satellite. Les deux observations ont étéfaites après un intervalle de douze ans, qui est celui de la révo-lution de Jupiter. Maraldi revit encore une tache íur ce mêmesatellite en 1713 , après trois révolutions de Jupiter : il sem-bleroit donc que la vue de ces taches leroit dépendante dumouvement de la planète dans son orbite , Sc il est aisé desentir comment cela peut arriver. Supposons que la rotationdu quatrième satellite, conformément à celle de la Lune Sc ducinquième satellite de Saturne íoit précisément égale à la révo-lution périodique de ce satellite autour de Jupiter, il lui pré-sentera toujours, comme la Lune a nous, la même face. Enmême tems dans le cours de fa révolution , il développera íesdissérens aspects au Soleil Sc à nous qui le voyons à peu prèscomme le Soleil ; ces aspects seront toujours les mêmes dansles mêmes points de son orbite. Considérons maintenant lescirconstances du passage des satellites fut le disque de Jupiter;ces passages ont lieu lorsque les satellites se trouvent dans laligne menée de Jupiter à la Terre , mais pendant que le satellite

(a) Mcm. dc l'Acad, des Scfcn. T. I, p. 174.