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Tome second.
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4 6i HISTOIRE

tiers que Huygens est l’inventeur. Les corps tombent, & dansleur descente reçoivent continuellement des augmentations devitesse. Toutes les vitesses possibles peuvent donc être acquisesen partant d’une hauteur suffisante. Les degrés différens peuventdonc être estimés, mesurés par des hauteurs relatives. Si uncorps tombé rencontre un obstacle, un plan horizontal quil’arrête, il n’y aura plus décélération , puiíqu’il ne tombe plus,mais la vitesse acquise ne peut pas être perdue, il roulerauniformément fur ce plan , avec la vitesse qu il tient de lahauteur de fa chute. Huygens s’étant démontré que pour qu uncorps décrivît un cercle, il n’y avoir qu’un certain degré devitesse qui pût rendre la force centrifuge égale à la force cen-tripète , chercha de quelle hauteur le corps devoir tomber,il trouva que cette hauteur devoir être égale à la moitié durayon du cercle qu’on vouloir lui frire décrire (a). Toutes cesvérités de théorie que nous présentons font des faits amasséspour l’explicatipn des phénomènes célestes. Depuis Huygens ,on a pu voir qu’il faut deux forces pour décrire un cercle ; avecdeux forces nous n’avons plus besoin de cieux solides , ni derainures pratiquées , pour y faire rouler les planètes ; nouspouvons ne nous plus étonner de les voir lufpendues dans levague de l’air òí des cieux , fans que leur poids les précipite.Cela n’est pas plus singulier qu’un corps qui repose attaché àun fil ; si son poids le sollicite à descendre, la résistance dufil le retient ; le repos résulte de deux efforts contraires ; laconservation des distances des planètes a le même principe.Cependant Huygens ne paroît pas avoir fait cette applicationque nous offrons iei par anticipation à nos lecteurs. Ce futl’ouvrage de Nev/ton, comme on le verra dans le livre suivant.

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