DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 4 ói
c’est la découverte d’une nouvelle, d’une seconde force essen-tielle au mouvement circulaire, la force cenirale ou centripète.Le mécanisme de Deícartes par la force centrifuge étoit des-tructeur ; des choses qui tendent à fe séparer, 8c qui cependantsubsistent ensemble , sont retenues par un lien ; Huygens dé-couvrit ce lien qui assujettit un corps dans la voie courbe d’uncercle ; c’eít la force qui tend au centre , force qui est toujours8c précisément égale à la force centrifuge. Quand vous lancez8c faites tourner une pierre attachée à un fil, la pierre tire 8ctend le fil , vous sentez l’effort qu’elle fait pour s’échapper ,c’est leste t de la force centrifuge. Mais le fil retient la pierre,il emploie donc un effort pour l’arrêter , un effort contraire àcelui qui tend à ? éloigner ; cet effort c’est la force centripète,qui est dirigée vers la main où est le centre du mouvement&c du cercle décrit. Cet effort est précisément égal à celui dela force centrifuge : s’ii étoit plus grand , le fil deviendroitlâche , 8c la pierre finiroit par tomber fur la main ; s’il étoitplus foible, le fil romproit, comme on réprouve, lorsqu'o nattache un poids trop fort à un fil de foie ou à un cheveu ;mais le fil est tendu , il ne rompt pas , les deux efforts fontégaux ; les deux forces opposées , dont Tune tend fans cesse àéloigner le corps du centre , 8c l’autre fans cesse à l’y ramener,fe balancent 8c fe détruisent. C’est par cette égalité Le par cettecompensation que le corps est forcé de décrire un cercle ; ilne peut ni s'approcher, ni s’écarter du centre, 8c il consumefa vitesse dans la route circulaire qui lui conserve toujours lamême distance.
§. XXII.
Les loix de la chute des graves, découvertes par Galiléefournirent une mesure des vitesses dont nous .croirions volon-