HISTOIRE
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le limbe des quarts de cercle par le moyen d’un rouage ; lesmouvemens, les pas presque insensibles de ce limbe seroienccomptés ÒC mesurés fur un cadran (a). II transportoit ainsi auxgrands instrumens le mécanisme des micromètres, & cetteidée auroit pu être utile, si depuis l'on n’avoit pas appliquéle micromètre même à ces instrumens.
§. XXIV.
Mais ce qui lui fait le plus d’honneur , ce font ses idéesfur le système du monde, &. sur la cause cachée des mou-vemens célestes (b). Le système que son génie s’étoit formé , lescaules qu’il voyoit dans la nature font établies fur trois prin-cipes très-simples. Le premier avoir été apperçu par Képler ;Galilée & Descartes , qui les premiers ont médité fur le mou-vement ; c’est que les corps qui ont un mouvement simplecontinueroient à se mouvoir en ligne droite , si quelque forcene les en détournoit sans celle, & ne les contraignent à décrireun cercle , une ellipse , ou quelque courbe plus composée.On voit seulement dans cette exposition une généralité quen’avoient point les premiers apperçus de ce principe; c’est l’esietdu progrès des lumières. A melure que les laits s'amaíTent,les principes s’étenderrt &C se généralisent. Dans la pensée deTycho, un corps retiré fans celle de la ligne droite , n’auroitjamais décrit qu’un cercle ; Képler l’auroit toujours vu luivreune ellipse ; Hook plus avancé , vivant dans un siecle ou lesgéomètres considéroient une infinité de courbes ne restreignit
(a) Ibid. p 46. Weidler, p. 5; 4. Il pa-roît qu’on avoit appliqué un mécanismesemblable aux iastrumens dont Flamstceds’est servi dansl’oblervatoirc dc Grcenwich.Cet astronome donne toujours les distancesqu'il a observées, & pat les transversales,
& par les révolutions de la vis qui saisoicmouvoir le limbe.
(b) On dit que le chevalier Vrcn eut lesjnémes idée* que Hook fur la cause méca-nique -lu mouvement des corps célestes,JJiJt. des Mai h. T, II, p. 46 S.
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