DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 465
point au cercle 8c à l’ellipse les variétés 8c les phénomènes dumouvement composé , il entrevit sans doute qu’une courbemoins simple pouvoir naître de causes plus compliquée 0 .
Le second principe est que tous les corps célestes, ont nonseulement dans leur intérieur une attraction, une tendance detoutes les parties vers le centre, mais encore que cette ten-dance a lieu de corps à corps, 8c qu'ils s’attirent tous mutuel-lement , lorsqu’ils se rencontrent dans leur sphere d’activité.Cette idée, quant à l’attraction interne, étoit celle queCopernic avoir de la gravité; il a très-bien vu que cette gra-vité de toutes les parties vers le centre est la cause de la formesphérique des corps célestes. Kepler reconnut l’attraction exté-rieure, il enseigne que cette attraction est réciproque, que lescorps ont une sphere d’activité ;'il a osé dire qu u n caillouattiroit la terre, 8c que faction de la terre s’étendoit jusqu’àla lune (u). Hook n’a donc rien vu de plus que ces deux grandshommes, mais il faut observer que ces principes font ici purgésde toutes les absurdités dont la physique céleste étoit tachéeau siecle de Kepler. Ces idées, en reparoisfant dans le sieclede Hook, íortoient des lumières naissantes, comme les subs-tances qui ont été purifiées par le feu.
Hook montre par lé troisième principe que l’attraction estd’autant plus puissante que les corps font plus voisins. Cetteattraction diminuée par la distance, est précisément la vertumotrice de Kepler, laquelle, comme la lumière, est affoibliequand le corps est plus éloigné {b) On ne crée que rarementdes idées nouvelles ; il y a encore de la gloire à rappeler cellesqui ont été proposées , 8c à les unir comme elles doiventl’etre. D’ailleurs ces vérités ont été isolées pour Kepler 8c pour
(a) Supra , T. I, p. ,41; Lit. II, p. 44.
T orne 11.
{b) Svfrà J P- 56.
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