HISTOIRE
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par tout-circonscrire pour pouvoir touc embrasser en détail 2cpar des divisions. Les sciences furent d’abord toutes isolées,elles se rapprochèrent peu à peu, à mesure qu’on approcha du.centre unique où leurs rayons viennent aboutir. Ce qui nousentoure nous paroît plus intéressant par cette proximité , cequi est: près de nous nous íemble plus grand ; on avoit placéla terre au centre des mouvemens, on plaça dans son sein lesiège de la nature. L’astronomie étoit l’étude des phénomèneséloignés ; la physique étoit celle des effets qui s’operent autourde nous, dans notre atmosphère: la connoissance des élémens,des météores , voilà ce qu’écoit alors la nature Sc la physiquecirconscrite Sc bornée. Les loix du mouvement des corps cé-lestes , indiquées par Képler , font cependant des loix de lanature , comme celle de la chute des graves , apperçue parGalilée , comme la pesanteur de l’air découverte par Torricelli.Képler , né avec un génie vaste , avec un esprit porté aux com-paraisons Sc aux rapports , fut le premier qui eut l’idée d’untout , Sc qui ola lier la nature terrestre à la nature céleste.Mais s’il a su concevoir une union Sc une dépendance géné-rale de tous les êtres, il ne connut point les loix de cettedépendance ; les caul.es imaginées par lui renferment plusd’erreurs que de vérités. Deícartes reprit cette grande idée ; ilconstruisit le monde avec des élémens semblables , un mêmefluide fait tomber les graves Sc circuler les planètes ; la natureétoit une dans ses méditations, Sc il la développa toute entierepar un mécanisme unique Sc simple. Mais ce mécanisme éroirune erreur ; une science n’existe que par des vérités. La jonc-tion de la nature terrestre Sc de la nature lointaine ne pouvoitêtre effectuée qu’en rapprochant leurs phénomènes , Sc endémontrant qu’ils étoient identiques , opérés par les mêmescauses Sc suivant les mêmes loix. C’est ce que nous devons à