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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 481

par des phénomènes comparés, que l'accraâion de la terre,connue à fa lurface fous le nom de pesanteur, alloit saisir laluné, malgré la distance, ÔC la faire mouvoir par les mêmesloix qui précipitent les graves autour de nous.

La lune à chaque instant décrit un petit arc fur son orbite,6d si, dans les forces unies pour le faire décrire, on considéré àpart la force qui tend au centre de notre globe, on verra quedans cet instant la lune est réellement tombée vers la terred’une petite quantité (a). Cette quantité est calculable par lagéométrie ( 6 ), 6c on trouve que dans le te m s d’une minute lalune tombe de quinze pieds. La lune, lorfqu’elle est dans fadistance moyenne, entre la plus petite 6c la plus grande, estéloignée du centre de la terre de soixante de nos demi-diame-tres terrestres j elle est soixante fois plus éloignée que les corpsqui tombent à la surface, 6í qui ne font séparés du centreque par le rayon ou par un demi-diamètre de la terre. Lapesanteur , l’attraclion décroissant suivant la loi imposée parNewton, 6e comme le quarté de la distance augmente , 'doitêtre trois mille six cens fois plus foible à la distance de lalune; 6e puisque les esters font proportionnés à leurs causes6e aux forces qui les produisent, la lune transportée à la sur-face de la terre, y tomberoit trois mille six cens fois plus vite,

(sl) Supra , note du §. VI, p. 479.

(£) 11 faut Iculetnent connoître 1’étenducde l’orbite de la lune , qui dépemVde fa dis-tance : fa distance est comparée au rayon denotre globe ; il falloir donc avoir mesuré laterre. Au teins de fes premieres recherches,Newton ne connoiflcit que l’estimc des pi-lotes, qui donnoient audegré soixante millesd’Angleterre (au lieu de foixante-neuf millesqu’il contient réellement ) , il ne trouvapoint l’accord qu’il cherchoit entre la chutede la lune 6c celle des corps graves, il crutqu’il falloir encore quelqu’autre force, outre

Tome II.

la pesanteur pour !a faire mouvoir. QuandHook écrivit à Newton (supra , p. 475 ) ,Picard venoit de déterminer la longueurexacte du degré, Newton reprit fes recher-ches , employa cette mesure précise, & trouval’accord qu’il avoir soupçonné. Halley fejoignit à Hook pour Tengagcr à suivre fesméditations importantes , 6c c’est à leurssollicitations que l’on doit la production dcl’immortel ouvrage des Principes mathéma-tiques de la philosophie naturelle , 6c 1cvrai système du monde.

M. de la Lande , Astrcn . art. ;;8i.

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