HISTOIRE
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n’étant pas plus grands, ou même étant plus petits que laTerre , ne peuvent avoir une malle 8c une force considéra-blement plus grande. Si l'on suppose , pour évaluer tout auplus sort, que ces trois planètes ont chacune une force égale àcelle de la terre, 8c que, additionnant les forces des six pla-nètes , on aura le nombre 379 , tandis que le soleil seulpoílede une force exprimée par 307831 , une force environmille fois plus grande que celle de toutes les planètes ; 8c11 on les considéré comme réunies en masse ,8c comme atta-chées à l’extrémité d’un long levier, d’une grande balance quiatteigne le loleil, cet astre placé à l’autre extrémité, avec fafeule masse mille fois plus pesante , entraînera tout ; c’est cequi est arrivé dans le système de l’univers. Le loleil s’est rendule maître, il a pris l’empire parce qu’il étoit le plus fort ; tousles corps qu’il a pu atteindre 8c saisir, il les a retenus par lesliens de cette force prépondérante ; il les oblige de circulerautour de lui , fans qu’ils puissent, jamais s’en écarter : 8Cfeulement la nature qui a mis partout des degrés 8c partoutréglé des rangs , a permis à ces planètes d’exercer le mêmedespotisme dans des districts particuliers ; elles ont égalementsaisi les petits corps qui fe font rencontrés dans leurs domaines,elles fe font fait une cour 8c un empire de corps circulans. Cejoug a été distribué , réparti en raison de la force d’une part,8c de la foi blesse de l’autre ; une loi universelle ôc durables’est établie , l’attaque 8c la résistance ont été tellement balan-cées , qu’il en résulte un équilibre peut-être éternel. Telle estl’explication que Newton a donnée de l’arrangement de l’uni-vers ; explication également fondée 8t fur les principes géo-métriques les plus sûrs , 8c fur les vues physiques les plussaines ; explication bien dissérente de celle de ces tourbillonsimaginaires , dont les grands avoient la puissance d’engloutir
les