DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 49*9
sont différentes, mais le résultat de la totalité des effets estle même dans l’ellipfe que dans le cercle ; à la fin de la révo-lution , le corps a fait un tour entier. Eclaircissons cetteconsidération par un exemple ; supposons qu’une planète soitattachée à une longue verge , fixée au centre du soleil, Scmobile autour de lui , supposons que cette verge faste unerévolution entiere , en conservant la même dimension Sc lemême mouvement , il en naît une force centrifuge qui serad’autant plus petite que la verge fera plus longue; voilà, pour lemouvement circulaire. Mais on peut imaginer que la longueurde la verge varie , Sc qu’elle diminue dans une demi-révolutionpour augmenter dans l’autre : qu’arrivera-t-il alors ? Le mou-vement, en tant que gyration , n'est point changé, les effetsdoivent rester les mêmes, il doit toujours y avoir force centri-fuge feulement , comme la longueur de la verge est variable, laplanète à chaque pas commencera un nouveau cercle d’un rayonou plus petit, ou plus giand, la force centrifuge augmenteraou diminuera en conséquence, Sc dans tout le cours de la révo-lution , elle fera variable auísi-bien que la pesanteur. La planètepart de fa plus grande distance avec la plus petite force centri-fuge, la pesanteur plus grande a l’avantage , mais cet avantagediminue à mesure qu’elle rapproche la planète ; car la forcecentrifuge croît d’une part en conséquence d’un plus petitrayon , Sc de l’autre parce que la planète rapprochée se meutavec plus de vitesse (a) : la force centrifuge augmente par cesdeux raisons, elle l’emporte à son tour sur la pesanteur, Sc ellegarde cet avantage pendant l’autre demi-révolution, jusqu’àce que la pesanteur ait repris le premier ascendant avec lequelelle a commencé la révolution. Cette compensation alternative,
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(a) Supra , p. 4Í0.