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Tome second.
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5 o4 HISTOIRE.

s’anéantiffent par la distance, le soleil à nos yeux conserve larepos qui semble faire sa dignité ; les apparences font lesmêmes que si nous 8c toutes les planètes tournions autour deson centre.

§. XIX.

S i les planètes, en conséquence de l’attraction universelledes parties de la matière, peuvent étendre leur action jusqu’au.íbleil, pour déplacer cette masse énorme, à plus forte raiíondoivent-elles avoir une action sensible les unes fur les autres;les forces qui font circuler un corps autour d’un centre, íontà chaque instant altérées par d’autres forces qui tirent ce corpsvers d’autres points. Ce n’est plus un mouvement simple, c’estun mouvement composé de toutes ces forces 8c de toutes cesdirections ; le mouvement de chaque atome de la matière tientà tous les atomes de l’univers : le principe simple de l’attractionproduit, en conséquence de la multiplicité des êtres, la variétéinfinie des phénomènes ; une grande complication naît d’unecause unique. Mais le principe qui peut suivre cette com-plication dans ses détails , qui peut rendre compte de chaqueeffet particulier, 8c de tous les effets les uns après les autres,est appuyé d’une part fur la simplicité de la cause , qui est aumoins vraisemblable comme hypothèse, Lc de l’autre sur cettemultitude d’effets , qui ne peuvent être enchaînés que par lacause réelle dont ils dépendent , Lc que la vérité íeule peutexpliquer.

II faut donc examiner en détail toutes les forces des pla-nètes , pour déterminer les effets de leur action mutuelle ; s’ilen est un qui soit contraire aux phénomènes observés , leprincipe de l’attraction fera en défaut, & nous pourrons douter

de fa légitimité. Mais si ce principe développé nous donne

pour