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Tome second.
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HISTOIRE

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lit de l’Océan, auroient inondé les plaines & couvert les pinshautes montagnes ; cette région de la zone torride, qui avoiíìnol’équateur, n’auroit été qu’une vaste mer. Les Indes, les con-tinens de P Afrique & de l’Amérique témoignent que cetterévolution n’est pas arrivée, Lc que les terres íont montées pourse défendre contre les invasions de l’Océan. 11 est donc évidentque toutes les parties du globe ont été remuées dans fa pro-fondeur par la force centrifuge, née de fa rotation; elles íefont déplacées, elles fe font éloignées de l’axe du mouvementpour obéir à cette force : leur déplacement a été plus marquéà Péquateur, où la force est la plus grande, & la terre entierea changé de forme.

§. XXIV.

On sent que J*}, gravité universelle qui anime la matière,lui est bien plu^'éâflentielle que le mouvement de rotation furson axe. On conçoit que la terre pourroit cesser de tourner furplle-même; on conçoit que ce mouvement a pu ne pas exister,mais on n’imagine pas de corps fans pesanteur : la forme duglobe, qui résulte de cette pesanteur, est donc la forme pre-mière. Un amas de molécules douées d’une attraction mu-tuelle , cherchant, toutes à Rapprocher du centre, ont dûnécessairement s’arranger en globe. On en a la preuve en petitdans les gouttes d’eau qui fur un plan horizontal prennent uneforme hémisphérique , &c plus évidemment encore dans lemercure, dont les gouttes répandues lur un plan fe sonnenten petits globes- Cette ligure est donc la figure primitive de'láterre; elle.a d£ pçre;*ondq : sphérique , avanpquede mou-vement de rçtatiop ait pqmmencçAa). Les < graves tomboient-

O) Nous n’entrons point ici dans une question insoluble, qui setoit celle de savoi

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