DE L’ASTRONOMIE MODERNE, z,z
cette union intime, qui produit une forte résistance. La dimi-nution de la pesanteur , ou faction de la force centrifuge , quitend à éloigner les corps du centre, a dû fe manifester dans cesfluides, Lc avoir élevé les eaux de 1 equateur. Qu’on imaginedeux canaux remplis d’eau , qui fe communiquent au centre dela terre, êc qui partent tous deux de ce centre pour aboutir àla surface, l’un au pôle , lautre fous lequateur (a). II est clairque les eaux contenues dans le canal qui aboutit à l’équateur,pesant moins que celles qui font dans l’autre canal, doiventcompenser par le nombre ce quelles perdent par le poids , afinque l'équilibre puiíïe s’établir. Si le second canal contient 288parties d’eau, le premier en doit contenir à-peu-près 289 quine pefent pas plus que les 288 6e qui leur font équilibre. IIfaut donc que le canal, la colonne de féquareur soit allongéed’une 289 e partie. Voilà la proposition simple 6c générale dela géométrie : mais il n’est pas nécessaire ^íir cet équilibre,que les canaux fe prolongent de la surface au centre de laterre ; quelle que soit la profondeur de l’Océan vers l’équateur,les mers les moins profondes vers le pôle leur font équilibre.La nature a marqué un contour, un niveau, qui est à distanceégale du centre; ce niveau des eaux résulte de la pesanteur,elles ne doivent pas le palier. Mais lorsque la pesanteur dimi-nue à l’équateur, les eaux doivent s’y élever pour balancercelles d u pôle qui pefent davantage. Cette élévation est consi-dérable ; on verra quelle est de plusieurs lieues. Le gonflementn’a pas eu lieu feulement pour les eaux , il faut que les partiessolides du globe aient obéi à la me me action, il faut que lesterres, les eontinens de l’équateur fe soient élevés dans lamê-me •pffc?portion:,‘fans quoi les eaux gonflées, Sc sortant du
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• (<») Voyef' la figure 17. ' ú "
Tome II.
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