5 io HISTOIRE
considérant cette protubérance de l’équateur comme unepartie détachée du globe, comme un anneau qui éprouveune action particulière. II rendit le problème encore plussimple, plus accessible à l’intelligence humaine , en ne consi-dérant qu’un point de cet anneau. Nous pouvons nous repré-senter ce point par une montagne placée à l’équateur, s’élevantSc dominant fur le globe. Cette montagne est emportée parla rotation de la terre , Sc tourne autour de ion centre envingt-quatre heures, comme la lune y tourne en un mois ; ellepaste devant le soleil, Sc se trouve entre lui Sc la terre ,comme la lune lorsqu’elle est nouvelle ; la montagne ensuites’en éloigne, Sc minuit la rencontre à l’oppoíìte de cet astre,comme la lune s’y rencontre elle même lorsqu’elle est pleine.Le génie de Newton ne vit point de différence entre cettemontagne Sc la lune; cette montagne est un satellite de laterre, qui décrit un plus petit orbe, Sc avec plus de vitesse.
Ce nouveau satellite doit avoir le même sort que l’autre,le soleil a la même influence sur lui ; le soleil lui imprimèrentdonc les mêmes inégalités qu’à la lune , si ce satellite oucette montagne ne renoit pas à la terre par fa racine, avecune force d’adhésion qui résiste à faction du soleil, Sc quianéantit une partie de ses effets. Mais la géométrie profondede Newton découvrit que la résistance ne les anéantit pastous ; il en est au contraire qui font allez puistans , ou dumoins aflez constans pour que la terre, enchaînée à la mon-tagne par son adhérence , soit obligée de céder, malgré samalle, Sc forcée de suivre le mouvement particulier de cettepetite portion de son globe. Voici comment ce phénomènes’opere. Cette seconde lune , qui tourne autour de la terreen vingt - quatre heures, a pour orbite le cercle même del’équateur. Rappelons-nous les esters de l’attraction du soleil
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