5 n HISTOIRE
soleil. Newton n’est point embarrasse de ces difficultés , lescalculs qu’il a créés lui donnent la même facilité pour traiterles grandeurs, dans leurs détails &c dans leurs différences infi-niment petites , &c pour remonter de ces détails Se de ces dif-férences à la totalité des effets Le des grandeurs.
§. XXVII.
Ce n’est pas tout, la lune produit des effets semblables, maisencore plus sensibles; quelque petite qu’elle soit, elle compenseLe au-delà par fa proximité la grande masse Le la grande puis-sance du soleil: selon Newton les effets de la lune font quadru-ples de ceux de cet astre. .Nous ne pouvons détailler ici lapartie analytique d’un problème , qui, après Newton, a exercéles plus grands géomètres. On peut imaginer les effets de lalune par ceux du soleil ; les circonstances font les mêmes, lalune est, comme le soleil , hors du plan de l’équateur : mais ilest pour la lune une circonstance particulière qui donne à feseffets une période bien différente de celle des effets du soleil.Quand Tannée est finie, le soleil recommence son cours, pré-cisément de la même maniéré ; son action est donc renouveléecomme son cours. Mais la lune, quand elle a fini son cercleautour de la terre, Le rempli fa période menstruelle, au mo-ment où elle en recommence une nouvelle, ne fe trouve plusdans la même position , relativement à la protubérance del’équateur Le à notre montagne fictive. La lune agit fur le plande Téquateur Se le déplace , précisément à cause de ce qu’elleest hors de ce plan , Le en proportion de ce qu’elle en est pluséloignée ; mais fi la lune s’en éloigne plus ou moins dans lecours d’un mois, en marchant dans son orbite inclinée , cetteorbite, comme nous savons expliqué (a ) 9 rétrograde constam-
(a) Supra, p. 510.