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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 519

de la mer ; c’est encore un mouvement imprimé à notre globe,ou du moins à quelques-unes de ses parties ; c’est encore unefuite de faction du soleil Sc de la lune. Ce phénomène a étélong-rems un mystère pour les anciens : en conséquence del’obícurité de la cause, on a forgé la fable de ce philosophe (a)qui se précipita dans la mer , par le désespoir de u’avoir pu ex-pliquer ses mouvemens ; comme si les vrais philosophes n’étoientpas accoutumés aux mystères de la nature , Sc s’étoient jamaisétonnés de ne pouvoir la comprendre ! Poísidonius avoit ce*pendant soupçonné que les marées dépendoient soit du mou*veinent particulier de la lune, soit de son mouvement à fégarddu soleil (b). Galilée vit moinshien que lui; car il imagina quOces effets pouvoient s’expliquer par les deux mouvemens com*binés de la terre autour de son axe Sc autour du soleil (c).Newton en a montré l’impoísibilité {d). II étoit aisé de penser,comme Poísidonius, comme Descartes , que les marées étoientun effet de faction de la lune fur les eaux ; mais dans lesexplications que nous demandons, ce n’est pas tant la cauíe,c’est la maniéré dont elle agit qui est difficile à découvrir. IIest une infinité de phénomènes dont nous soupçonnons, dontnous pouvons même affigner les causes , Sc la maniéré dont ilsfont opérés n’en est pas mieux connue. Newton pouvoits’engagerdans ces recherches , avec finstrument qui savoir si bien servidans des cas semblables ; d’ailleurs un avantage de Newtonfut fart d’attaquer une question. La grande supériorité n’estque le moyen de considérer les choses difficiles, íous un pointde vue où elles deviennent faciles, où f esprit les embrasse Scles fuit fans effort.

(a) C’est Aristote à qui l’on prête cetteabsurdité.

(i) Supra, Tomel, page m.

Tome II.

(c) Princ. Mathcm. édit. franc. Tom. II,Comment, p. 7;.

{d) lbid. Liv. I > prop. 66 , corol. 1 3.

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